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Recits DUne Tante ( de 4) Memoires de La Comtesse de Boigne, Nee DOsmond (1) Boigne

Recits DUne Tante ( de 4) Memoires de La Comtesse de Boigne, Nee DOsmond (1)

Boigne

Published August 9th 2012
ISBN : 9781155132297
Paperback
122 pages
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 About the Book 

Extrait: ...son frere, ses neveux, ses nieces, un abbate, enfin toute une maisonnee. Il me dit naivement que, sortant de chez lui, il avait voulu faire leconomie du diner dauberge pour tout ce monde. Javais conserve un souvenir tres reconnaissantMoreExtrait: ...son frere, ses neveux, ses nieces, un abbate, enfin toute une maisonnee. Il me dit naivement que, sortant de chez lui, il avait voulu faire leconomie du diner dauberge pour tout ce monde. Javais conserve un souvenir tres reconnaissant des bontes dont il comblait mon enfance- je ne puis exprimer a quel point je fus desappointee en le revoyant. Sa figure, son ton, son langage tout etait a lavenant et aurait choque dans un caporal dinfanterie. Il faisait des contes dun gout effroyable. Je me rappelle que, pendant ce premier diner, il nous fit le recit dune aventure arrivee dans son diocese de Montefiascone. La scene etait dans un couvent, les nonnes, leur confesseur, un grand vicaire envoye pour recueillir les plaintes portees mutuellement, y tinrent un langage tel que lhistoire aurait plus convenablement figure aux veillees dun corps de garde que dans la bouche dun cardinal. Je fus bien etonnee de le trouver ainsi- mes parents partageaient ma surprise. Il etait tout autre lorsquils lavaient connu a Rome, quoiquil neut pas, meme alors, les formes de la bonne compagnie. Son frere nous dit qua la suite dune violente maladie le moral avait ete atteint. (p. 221) Tout le monde sen apercut bientot. Sa gourmandise et son avarice en firent le plastron des plaisanteries de societe, et il a mene a Paris une vie honteuse et bafouee. Cette sordide avarice etait poussee a un tel point que, lorsquil quitta son logement loue pour entrer a larcheveche, il resta trois heures a grelotter dans sa chambre, attendant que les cendres de son unique foyer fussent assez refroidies pour les emporter avec lui, ne voulant pas, disait-il, laisser ce profit au proprietaire. Un jour, il sortait de chez lui avec mon pere- a moitie de lescalier, il lui dit: Remontons- vous mavez distrait et jai neglige ma precaution accoutumee. Ils entrerent dans sa chambre- mon pere lui vit oter une petite marmite...